Nous sommes fermement résolus à être les meilleurs producteurs de saumon d'élevage du monde

Engagements

Les salmoniculteurs du Canada sont fermement résolus à rester les chefs de file mondiaux de la production durable de saumon d’élevage, afin d’offrir aux Canadiens et au reste du monde des aliments sécuritaires, fiables et sains ayant une faible empreinte carbone.

Les salmoniculteurs du Canada ont entrepris en 2021 des discussions visant à prendre une série d’engagements nationaux et ont constitué un conseil consultatif externe; ce dernier avait pour mandat de donner des avis éclairés ainsi qu’une rétroaction sur la prise d’engagements dans l’ensemble de l’industrie sur la salmoniculture. Ce comité est formé de personnes ayant des connaissances et un savoir-faire diversifiés, représentant les parties prenantes et les détenteurs de droits des côtes Est et Ouest.

Beaucoup de chemin a été parcouru depuis que nous avons produit le premier saumon d’élevage au Canada. Aujourd’hui, le secteur de la salmoniculture soutient des emplois, principalement dans des collectivités côtières et autochtones du Canada. C’est un secteur d’activité qui se fonde sur la science, sur des technologies de pointe, dans le but de produire une source de protéines saines à faible empreinte carbone.

Ces engagements soutiennent les valeurs solides que partagent les Canadiens. À l’instar des membres de l’Alliance de l’industrie canadienne de l’aquaculture (AICA), tous les grands salmoniculteurs du Canada ont accepté ces engagements; ils vont également continuer à travailler de concert les uns avec les autres afin d’observer et de suivre nos progrès. Notre objectif est de remplir intégralement ces engagements d’ici 2032 ou avant et de rendre chaque année des comptes de manière transparente sur les progrès réalisés.

Les pratiques de salmoniculture vont continuer à s’améliorer, afin de répondre à la demande grandissante d’aliments nutritifs produits dans le respect de l’environnement. Nous sommes fermement résolus à devenir les meilleurs producteurs de saumon d’élevage du monde.

Télécharger le rapport de développement durable 2025

Notre deuxième rapport de développement durable, portant sur l’année de production 2023, s’inscrit dans notre engagement de publier chaque année des informations afin d’accroître la transparence et de renforcer la confiance du public. Le tableau présente les données de 2023 en les comparant à celles de 2022 et à l’objectif sectoriel.

Nos engagements en actions

Nos engagements

Notre approche du développement durable repose sur sept engagements nationaux et sectoriels pour l’élevage du saumon, ainsi que sur les actions et objectifs associés. Ces engagements portent sur la santé des poissons, les changements climatiques, l’alimentation durable, la sécurité alimentaire, la traçabilité des aliments, la santé des océans et la transparence. Explorez les onglets ci-dessous pour en savoir plus.

Santé du poisson

La santé et le bien-être du saumon d’élevage et du saumon sauvage sont des priorités absolues. Nous sommes fermement résolus à avoir recours à des pratiques de gestion exemplaires et aux meilleures technologies favorisant le bien-être du saumon d’élevage. Nous allons aussi continuer à conclure divers partenariats, à prendre des mesures et des initiatives qui soutiennent la gestion du saumon sauvage, la restauration de son habitat et les efforts destinés à le protéger.

Le Code de pratiques pour le soin et la manipulation des salmonidés d’élevage (saumons, truites, ombles) a été publié en 2021. En tant que premier code canadien consacré au bien-être du poisson, cet ouvrage propose des indices de référence relatifs à la santé animale ainsi que des indicateurs de bien-être. Les limites quant à la densité ou au nombre de poissons dans un espace donné (dans des cages en filet et dans les systèmes de pisciculture sur terre), les exigences relatives à la manipulation des poissons ainsi que les stratégies de contrôle des prédateurs sont quelques exemples des domaines visés par ce code. Pour accéder à la version intégrale du Code, cliquer ici.

Dans la nature, les prédateurs naturels, les maladies et les facteurs environnementaux ont tous une incidence sur les taux de survie des poissons; tous ces facteurs contribuent aux faibles taux de survie. Dans les fermes, où la santé et la sécurité des poissons constituent la pierre angulaire de la réussite des activités, les taux de survie sont beaucoup plus élevés. Malgré tous les efforts déployés par les salmoniculteurs pour que la totalité de leur production se rende sur le marché, il existe dans les fermes terrestres et marines des facteurs similaires à ceux qui existent dans la nature (c.-à-d. la prédation, les changements climatiques, etc.) qui entraînent des mortalités. C’est aussi le cas dans l’agriculture en général, où l’on prévoit des mortalités.

L’utilisation de vaccins et l’amélioration des pratiques sanitaires ont permis de réduire considérablement le recours aux antibiotiques dans les fermes salmonicoles au cours des dernières décennies. Afin de prévenir la maladie, on élève les saumons dans un environnement sain, qui limite leur stress et réduit leur susceptibilité aux agents pathogènes et aux parasites. Les poissons sont aussi vaccinés à titre préventif — des vétérinaires brevetés effectuent aussi des tests diagnostiques et examinent régulièrement les poissons, afin de s’assurer qu’ils sont en bonne santé. Si l’on détecte la présence sur une ferme de bactéries causant des maladies, seuls des antibiotiques prescrits par un vétérinaire et autorisés par Santé Canada peuvent être administrés.

Les poux de mer sont des parasites naturellement présents dans les océans. Tous les saumoneaux (jeunes saumons d’élevage) commencent leur vie dans des installations d’écloserie terrestres et n’ont pas de poux de mer avant d’arriver dans l’environnement marin. Une fois dans l’environnement marin, les saumons sont sensibles à ces parasites, qui peuvent circuler librement dans les courants océaniques ou qui sont naturellement présents sur les poissons sauvages. Tous les salmoniculteurs du Canada disposent de plans de gestion des parasites prévoyant le recours à diverses mesures préventives ou thérapeutiques. Les cibles et les seuils relatifs aux poux de mer varient selon les régions et selon le régime de réglementation.

Minimiser les interactions entre les saumons d’élevage et le milieu environnant constitue l’un des moyens d’éviter les interactions potentielles avec des saumons sauvages et l’écosystème. De rares lacunes dans les infrastructures des fermes, comme des filets déchirés ou des erreurs humaines, ont permis à des saumons de s’échapper et de se retrouver dans l’océan. Gràce à l’amélioration constante de la technologie et à l’adoption de mesures de protection additionnelles, le nombre d’évasions de poissons a été réduit de manière importante (p. ex. : en 2020, en Colombie-Britannique, le nombre d’évasions a diminué de 82 % par rapport à une moyenne historique de 10 ans, selon la British Columbia Salmon Farmers Association (BCSFA).

Bien que de nombreuses études scientifiques démontrent que les fermes salmonicoles ont peu d’incidence sur les populations de saumon sauvage, une meilleure compréhension des dynamiques des écosystèmes marins va contribuer à l’élaboration de solutions qui réduisent davantage la transmission de maladies et de parasites, des poissons sauvages aux poissons d’élevage et vice versa.

Pendant de nombreuses décennies, les populations de saumon sauvage ont été en déclin, et la salmoniculture résolvait en partie ce problème. On a identifié plusieurs facteurs déterminants ayant contribué à ce déclin, principalement attribuable à la surpêche, à l’urbanisation et à la destruction d’habitats ayant une importance cruciale, et aux changements climatiques. De nombreuses actions peuvent contribuer de manière significative au soutien du saumon sauvage, dont beaucoup bénéficient de la mise en commun du savoir-faire et de l’expérience des salmoniculteurs.

Changements climatiques

Le saumon d’élevage est l’une des grandes productions animales qui a l’empreinte carbone la plus faible, et nous savons qu’il est possible de faire encore mieux. Nous entendons continuer à diminuer nos émissions de carbone et à améliorer notre résilience dans un environnement en évolution.

Les principales sources d’énergie utilisées dans le secteur de la salmoniculture sont l’électricité, pour les écloseries terrestres, et le carburant, pour le transport maritime (transport du personnel entre la côte et les fermes) et les génératrices, qui contribuent à l’alimentation en énergie des installations de pisciculture marine. Malgré la faible empreinte carbone du saumon d’élevage, nous cherchons à diminuer davantage les émissions de gaz à effet de serre (GES) grâce aux progrès technologiques dans des domaines comme les énergies renouvelables, l’intégration d’équipements électriques et les solutions durables d’électricité terrestre.

Les changements climatiques ont une incidence sur les secteurs de l’agriculture dans l’ensemble du pays, et la salmoniculture ne fait pas exception. Le réchauffement des eaux, l’intensité accrue des tempêtes et des phénomènes météorologiques, de même que les changements de salinité sont autant de facteurs contribuant aux changements de l’écologie environnante et à la prolifération de nombreuses espèces résidentes, y compris des parasites et des prédateurs potentiels. Les exploitations d’aquaculture marine sont bien placées pour accroître la surveillance de l’environnement qui les entoure et contribuent par conséquent à une meilleure compréhension et aux efforts d’atténuation dans la gestion des changements.

Alimentation durable

Nous soutenons l’innovation dans le domaine des aliments destinés aux poissons d’élevage; nous sommes fermement résolus à nous approvisionner en ingrédients durables sur le plan environnemental, qui offrent une nutrition de grande qualité à nos poissons.

La farine et l’huile de poisson sont des ingrédients nutritionnels importants dans la plupart des aliments commerciaux pour poissons, fournissant une quantité équilibrée d’acides amines essentiels, de phospholipides et d’acides gras. Il est essentiel de veiller à ce que la farine et l’huile de poisson soient récoltées et transformées de manière durable pour garantir la pérennité du secteur.

Bien que la farine de poisson constitue le régime alimentaire le plus naturel pour le saumon d’élevage, des recherches et des développements importants visent actuellement le développement de protéines de rechange d’origine végétale pour les poissons. Compte tenu des pressions que subissent certaines populations de poissons sauvages (traditionnellement utilisées dans la fabrication de farine de poisson), la découverte d’une série de solutions de rechange viables maintenant une alimentation bien équilibrée et continuant à produire un produit final nutritif va contribuer à la durabilité générale du secteur.

Traçabilité des aliments

Le saumon d’élevage canadien est entièrement traçable, de l’œuf à l’assiette. Nous comprenons l’importance d’avoir en place des systèmes qui facilitent la tâche aux consommateurs désireux de connaître la provenance de leurs aliments. Nous visons également à offrir une plus grande assurance quant à nos allégations relatives à la durabilité. Nous allons déployer des efforts pour que les consommateurs aient plus facilement accès aux renseignements qu’ils souhaitent obtenir sur le saumon qu’ils consomment.

La traçabilité des aliments est la capacité de suivre les mouvements d’un produit alimentaire et de ses ingrédients à chacune des étapes de la chaîne d’approvisionnement, en aval et en amont. La traçabilité implique la documentation et l’établissement des liens existant dans la chaîne de production, de transformation et de distribution des ingrédients et produits alimentaires. Tirer parti des systèmes de traçabilité numérique est une tendance émergente dans le secteur agroalimentaire dans le monde entier.

La traçabilité des aliments pour animaux est la capacité de suivre le mouvement des aliments composés d’un seul ingrédient et des aliments mélangés. Il s’agit d’une exigence réglementaire de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Les fabricants d’aliments pour animaux, les organismes de normalisation internationaux et les organisations d’agrément internationales ont mis en place des systèmes améliorés pour accroître la transparence dans ce domaine.

Traçabilité des aliments

Le saumon d’élevage canadien est entièrement traçable, de l’œuf à l’assiette. Nous comprenons l’importance d’avoir en place des systèmes qui facilitent la tâche aux consommateurs désireux de connaître la provenance de leurs aliments. Nous visons également à offrir une plus grande assurance quant à nos allégations relatives à la durabilité. Nous allons déployer des efforts pour que les consommateurs aient accès plus facilement aux renseignements qu’ils souhaitent obtenir sur le saumon qu’ils consomment.

La traçabilité des aliments est la capacité de suivre les mouvements d’un produit alimentaire et de ses ingrédients à chacune des étapes de la chaîne d’approvisionnement, en aval et en amont. La traçabilité implique la documentation et l’établissement des liens existant dans la chaîne de production, de transformation et de distribution des ingrédients et produits alimentaires. Tirer parti des systèmes de traçabilité numérique est une tendance émergente dans le secteur agroalimentaire dans le monde entier.

La traçabilité des aliments pour animaux est la capacité de suivre le mouvement des aliments composés d’un seul ingrédient et des aliments mélangés. Il s’agit d’une exigence réglementaire de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Les fabricants d’aliments pour animaux, les organismes de normalisation internationaux et les organisations d’agrémentation internationaux ont mis en place des systèmes améliorés pour accroître la transparence dans ce domaine.

Santé des océans

La santé des océans est essentielle à un élevage de saumon sain. Nous nous engageons à améliorer en permanence les pratiques d’élevage pour mieux protéger l’écosystème marin, y compris la santé des écosystèmes des fonds marins et lacustres (benthiques) sous nos élevages, et à empêcher les déchets plastiques et les débris de s’intégrer aux océans en raison de nos activités. Les résultats obtenus par rapport aux mesures et objectifs pertinents sont résumés ci-dessous.

Les capteurs des caméras sont dotés d’un logiciel permettant l’analyse en temps réel du bien-être des poissons et de leur biomasse. La suralimentation peut avoir des répercussions sur l’environnement, en raison de l’augmentation de l’empreinte de carbone des activités (étant donné que les déchets alimentaires ne contribuent pas à la récolte d’un produit), de la diminution de la croissance et des résultats obtenus avec les poissons et sur le milieu benthique, car le milieu récepteur doit absorber de plus grandes quantités de nutriments. L’optimisation de l’alimentation et la maximisation de l’indice de conversion alimentaire sont essentielles aux exploitations d’élevage.

Dans toutes les exploitations aquacoles, des excréments de poisson (déchets organiques) sont exécrés dans les eaux environnantes et peuvent s’accumuler au fond de la mer ou du lac. Des réglementations gouvernementales fondées sur la science sont en vigueur pour veiller à ce que l’incidence des déchets organiques soit bien gérée et que les écosystèmes restent sains.

Dans un rapport publié en novembre 2021, un groupe de travail formé d’experts, dirigé par The Nature Conservancy (TNC), a défini l’aquaculture réparatrice en ces termes : [traduction] « on parle d’aquaculture réparatrice lorsque l’aquaculture commerciale ou de subsistance offre des avantages écologiques à l’environnement, avec le potentiel de produire des résultats environnementaux positifs ». On peut consulter ici la version intégrale du rapport Global Principles of Restorative Aquaculture, qui contient des renseignements sur l’ensemble des principes globaux. Le potentiel des activités réparatrices, multitrophiques et/ou de coproduction est immense au Canada.

La National Office Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des É.-U. décrit les déchets marins en ces termes : [traduction] « Par “déchets marins”, on entend tout matériau solide persistant qui est fabriqué ou traité et directement ou indirectement jeté ou abandonné dans le milieu marin ou dans les Grands Lacs. » Pour ce qui du secteur de la salmoniculture, les déchets marins auraient trait à l’équipement, comme les filets, les outils, les flotteurs, les tuyaux, etc. qui peuvent, en cas d’accident, être répandus dans l’environnement marin. Pour de plus amples renseignements, cliquer ici pour consulter le site Web de la NOAA.

Les emballages en polystyrène (communément connu sous le nom de la marque Styrofoam) sont couramment utilisés dans l’industrie alimentaire, y compris pour le saumon. En effet, dans le secteur de la salmoniculture, le produit est souvent expédié frais et est par conséquent périssable. Le polystyrène est léger, peu coûteux et imperméable; c’est aussi un bon isolant, ce qui en fait un produit idéal pour l’emballage des fruits de mer, qui doivent être conservés au frais et dans des conditions salubres. Toutefois, le polystyrène a des conséquences environnementales défavorables; on tend actuellement à éviter ce produit. Les États américains du Maryland, du Maine, du Vermont, de New York et du New Jersey ont tous adopté des lois interdisant le polystyrène, et d’autres États s’apprêtent à faire de même. Au Canada, l’interdiction des plastiques à usage unique décrétée par le gouvernement fédéral vise les contenants faits de polystyrène pour les aliments prêts à manger.

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Reddition de comptes

La transparence crée un climat de confiance, renforce la responsabilisation et améliore les résultats. Nous sommes déterminés à travailler avec les organismes gouvernementaux et avec d’autres parties prenantes clés et détenteurs de droits, afin de fournir aux Canadiens, de manière facilement accessible et compréhensible, des renseignements sur notre salmoniculture.

Le secteur canadien du saumon d’élevage a un système de reddition de comptes élaboré, grâce aux rapports annuels des entreprises (y compris les rapports établis en fonction des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance [ESG]), à la certification octroyée par des tierces parties et à la réglementation provinciale et fédérale. Les membres de l’industrie collaborent les uns avec les autres dans le but de consolider les résultats, afin d’offrir plus de transparence sur les progrès réalisés.

Lire le rapport précédent (2024)

Ce projet a été financé par le programme Agri-assurance du Partenariat canadien pour l’agriculture, une entente fédérale-provinciale-territoriale.